Démo ou farce ? Le Myanmar fait face à des élections violentes sous contrôle militaire !
Le Myanmar prévoit d’organiser des élections échelonnées sous contrôle militaire entre le 27 décembre 2025 et janvier 2026, malgré la guerre civile et les critiques internationales.

Démo ou farce ? Le Myanmar fait face à des élections violentes sous contrôle militaire !
Avec les premiers pas vers une réorganisation politique au Myanmar, le mouvement revient dans le pays. Le 28 décembre 2025, l'armée entamera des élections législatives échelonnées qui devraient durer jusqu'à la fin janvier. Mais derrière la façade de cette élection se cache un contexte inquiétant. Fort KUOW Cette élection est considérée par beaucoup comme une farce. L’armée, au pouvoir depuis le coup d’État de février 2021, veut utiliser cette mise en scène électorale pour présenter la stabilité à la communauté internationale et se libérer de l’isolement diplomatique.
Le 1er février 2021, l’armée dirigée par le général Min Aung Hlaing a pris le contrôle du Myanmar et a instauré un état d’urgence d’un an. La raison de cette prise de pouvoir était une prétendue fraude électorale lors des élections de 2020, où la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) d'Aung San Suu Kyi a remporté une victoire écrasante. Après le coup d’État, de nombreux opposants politiques, dont Aung San Suu Kyi, ont été emprisonnés, déclenchant une guerre civile qui se poursuit encore aujourd’hui. La situation est catastrophique : plus de 11 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire et des milliers sont emprisonnées. Wikipédia signalé.
Des préparatifs sous pression
L'élection se déroule dans un environnement marqué par la violence et l'intimidation. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, exprime son inquiétude quant aux conditions dans lesquelles se déroulent ces élections. La liberté d'expression est limitée et les violations des droits civiques sont alarmantes. Türk exige que les droits à la liberté d'expression et de réunion soient respectés, mais il ne voit actuellement aucun moyen d'y parvenir Actualités de l'ONU signalé.
La junte militaire a introduit une nouvelle loi sur la protection des élections qui pénalise toute « ingérence » dans le processus électoral. Cela a conduit à une augmentation massive des arrestations, avec près de 100 personnes arrêtées pour avoir critiqué les élections. Des voix critiques avertissent que de telles mesures ne feraient qu’étouffer davantage la participation démocratique.
Scepticisme international
La communauté internationale est sceptique. De nombreux gouvernements occidentaux ont déclaré qu'ils n'enverraient pas d'observateurs électoraux, considérant les élections comme une nouvelle tentative de légitimer le régime autoritaire de l'armée. Au lieu de restaurer sérieusement le processus démocratique, la stratégie du gouvernement militaire consiste à créer une législature dominée par son propre parti mandataire, le Parti syndical pour la solidarité et le développement (USDP). Cette stratégie pourrait exacerber davantage les tensions existantes au lieu de les résoudre.
Au milieu des troubles politiques, les conditions de vie sont également devenues intolérables pour de nombreuses personnes. Des millions de personnes sont obligées de fuir la violence en raison du conflit en cours. Pour beaucoup, les espoirs d’un changement positif sont abandonnés à mesure que l’opposition se fragmente et commet des erreurs stratégiques tandis que la population aspire à une vie sans peur. Les analystes font état d’un sentiment croissant de désespoir à l’égard du gouvernement d’unité nationale, perçu comme incompétent.
La Chine, qui considère le gouvernement militaire comme un mal nécessaire pour protéger ses propres intérêts, soutient le régime. Les intérêts géopolitiques semblent avoir plus de poids que les besoins de la population locale. L'évolution de la situation au Myanmar reste incertaine, mais ce qui est certain, c'est que la population souffre entre les fronts et espère une véritable solution politique.