Mort à Escuintla : les gangs se vengent brutalement des émeutes en prison !
Violents affrontements au Guatemala : des gangs tuent sept policiers en représailles à des mesures de prison.

Mort à Escuintla : les gangs se vengent brutalement des émeutes en prison !
Que se passe-t-il au Guatemala ? Une série dramatique d’événements s’est récemment produite et menace non seulement la sécurité nationale mais aussi l’ordre public. Le ministre de l'Intérieur, Marco Antonio Villeda, a rapporté que sept policiers avaient été tués à Escuintla alors que des membres de gangs ripostaient au refus du gouvernement de transférer leurs dirigeants dans une prison moins sécurisée. Ces actes horribles s'ajoutent à la violence croissante émanant des deux plus grands gangs, Barrio 18 et Mara Salvatrucha (MS-13), responsables d'une grande partie du trafic de drogue dans le pays.
La veille, les détenus de trois prisons avaient pris en otage un total de 46 personnes pour faire pression sur le gouvernement. Cependant, la police a réussi à reprendre le contrôle de l'une des prisons dimanche et, heureusement, il n'y a eu aucune victime des deux côtés. Neuf otages ont été libérés au cours d'une opération brutale qui n'a duré que 15 minutes. Villeda a été attristée par la perte des sept policiers nationaux qui ont été « lâchement » attaqués et a informé que dix autres policiers avaient été blessés et qu'un membre présumé d'un gang avait été abattu.
Les attaques de gangs et leurs antécédents
Le contexte de ces attaques est complexe. Les gangs réclament le retour de dix de leurs dirigeants placés à l'isolement pour poursuivre leurs activités criminelles. Le ministre de l'Intérieur, Francisco Jiménez, a confirmé qu'au moins six gardes étaient retenus en otages, rendant la situation encore plus tendue. La pression sur les autorités s'accentue alors que les membres des gangs menacent de commettre de nouveaux actes de violence pour faire respecter leurs revendications.
Le gouvernement est confronté à une décision difficile : céder ou rester ferme ? Villeda a déclaré qu'ils étaient prêts à négocier mais qu'ils ne céderaient pas. Le ministre de la Défense Henry Saenz a souligné que l'armée voulait continuer à « démanteler les groupes criminels », tandis que le président Bernardo Arevalo a convoqué un cabinet d'urgence pour prendre « des décisions cruciales pour maintenir la sécurité ».
L'impact sur la société
Avec un taux de meurtres de 16,1 pour 100 000 habitants, le Guatemala affichait déjà fin 2025 l'un des taux de meurtres les plus élevés au monde, soit plus de deux fois la moyenne mondiale. Ces chiffres soulignent la situation menaçante à laquelle les citoyens sont confrontés. Les derniers développements montrent à quel point les racines de la violence sont profondément enracinées dans le pays et à quel point les rivalités entre les gangs du pays s’accentuent.
Ces événements font suite à divers incidents violents, dont un massacre qui a fait sept morts dans une maison funéraire. Le cercle vicieux de la violence semble inarrêtable et l’espoir d’une réelle amélioration de la situation sécuritaire s’amenuise. Le gouvernement guatémaltèque est confronté au défi de faire face à cette menace complexe tout en rétablissant la confiance de la population dans les forces de sécurité.
Faire rapport sur ces événements est crucial, non seulement pour le Guatemala, mais aussi pour la communauté internationale, qui doit prêter attention aux développements dans la région. Washington a déjà désigné les deux groupes de gangs comme organisations terroristes, augmentant ainsi la pression sur le gouvernement guatémaltèque. À une époque où la sécurité et la stabilité sont en jeu, le Guatemala montre à quel point la situation sécuritaire peut être explosive dans de nombreux pays du monde.